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Historique


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Date d'impression : 29/03/2017

Le territoire de Millas a été habité dès l'époque néolithique.

Le village originel date du premier âge du fer comme en témoignent les traces archéologiques d'un cimetière de la civilisation des champs d'urnes, découvertes il y a une cinquantaine d'années.

Située à 97 mètres au dessus du niveau de la mer, Millas compte aujourd'hui 3 951 habitants et la Commune s'étend sur 1 912 hectares, en plelin centre du Roussillon (Pyrénées Orientales).
 
 

Historique du terme MILLAS

Le nom de « Millas » paraît avoir deux explications possibles.
D’une part, ses racines pourraient provenir de l'existance d’une borne milliaire au bord d'une voie romaine (Milar en catalan).
Une autre théorie rattache son origine à la grande quantité de mil ("mill" en catalan) produite au Moyen Age par les villageois.

Cette deuxième interprétation est, sans doute, la plus plausible si l'on en croit le blason de la Ville qui représente une plante semblable à un épi de millet.
Le nom "Millares" apparaît pour la première fois en 898 dans un texte mentionnant une prise d’eau et un canal. Daté de 953, un autre document laisse apparaître le nom latinisé de "Miliaso".

 


Evolution de la ville au fil des siècles
Regroupées autour de l'église, du château et du grenier collectif "La Cellera", les premières maisons furent édifiées il y a plus de mille ans, sur une butte constituant, de nos jours, l'hyper-centre de la Ville.

Au XIIème siècle, grâce à la construction d'un canal d'irrigation "le canal de Millas", le dynamisme économique de la ville pousse l'urbanisation hors des premiers remparts.

Au XVème siècle, une nouvelle enceinte "La Muralla" sera construite pour protéger les nouveaux quartiers.

La reprise démographique du XVIème siècle créera, à son tour, un quadrillage de rues et de ruelles distribuant, en damiers, les constructions de cette époque.

A la fin du XVIIIème siècle et au début du XIXème siècle, le cimetière est déplacé du pied du clocher vers son emplacement actuel ; une promenade est aménagée en bordure de l'ancienne enceinte médiévale ; des fontaines, des pompes et des lavoirs publics sont mis à la disposition de la population.

Depuis la 2ème moitié du XXème siècle, Millas ne cesse de s'agrandir sur un vaste espace pavillonnaire.

Riche de son histoire plus que millénaire, située à 10 minutes du chef-lieu et bien assise sur la rive droite de la Têt qui rend son terroir très productif (fruits primeurs, huile d'olive et vin en sont les principaux produits) Millas, chef lieu de canton, est maintenant une fort belle petite ville moderne, très dynamique et très agréable à vivre.

 

 

Plaque 1 : La Fontaine du Roi
Cette fontaine était utilisée au 18ème siècle, par le Maréchal de Mailly, il venait y prendre les eaux, comme dans une ville thermale. Aujourd’hui encore, elle est utilisée par la population locale dans la vie de tous les jours.

 


   

Plaque 2 : La Maison du Parc
Camille Gouzy, riche courtier en vin de Millas, atteint une notoriété si importante qu’il reçoit un jour un courrier d’un comte du Portugal lui demandant de se rendre dans son pays pour replanter la vigne de Porto. En 1896-1897, il monte une expédition de 120 personnes qui restera au Portugal durant plusieurs mois pour effectuer leur travail avec des plans de grenache noir sur des plans américains. En revenant du Portugal, comme le comte avait promis à Camille Gouzy de venir dans le département pour découvrir les vignobles, ce dernier fait construire une maison et aménage un magnifique parc.

 


   

Plaque 3 : Le Parc
La maison est construite rapidement et un jardin exotique décoré de petits ponts, de fontaines et de ruisseaux entoure la luxueuse propriété. Reposant et calme, il invite à la flânerie et à la mélancolie.

 


 

Plaque 4 : Le Moulin à Huile
C’est à partir d’un moulin créé en 1920 que fut constituée en 1941, la coopérative oléicole « La Catalane » à Millas. Les olives y sont broyées à la meule de pierre après un lavage à l’eau de source. La purée d’olives obtenue est étalée sur des scourtins, puis pressée à froid. Le jus d’olive qui s’écoule de la presse est centrifugé, ce qui permet de séparer l’huile des autres composants (eau et particules végétales). C’est un produit pur et naturel, garanti sans aucun adjuvant chimique, élaboré uniquement à partir de procédés physiques.

 


 

Plaque 5 : La Promenade
Plantée en 1805, son ombrage n’a jamais démenti sa vocation première de loisirs, de rassemblement public pour les fêtes, les cérémonies et les manifestations. Elle abrite aujourd’hui le monument aux morts. Lieu de rencontre privilégié des habitants du village et place où se déroule chaque semaine le marché.

 


 

Plaque 6 : L’art Roman : le clocher et le portail
Le clocher tour : haut de 27 mètres, il fut construit en deux chantiers. La première campagne de construction, qui lui donna d’entrée son aspect définitif date du premier art roman. Le matériau utilisé est le galet de rivière. Une guirlande d’arcs aveugles décore le premier niveau, juste au-dessus des archères. Elles rappellent que cette tour était à la fois clocher de l’église et beffroi du village. Ce double aspect, sacré et défensif, se complète depuis le XIIIème siècle, d’une utilisation communale. Le clocher tour est surélevé au XVème siècle. Des chaînages d’angle en briques rouges continuent la construction romane. Répondant toujours au besoin militaire, cette tour de guet permet de voir de plus haut, une campagne plus étendue bouleversée par la guerre. Le portail : La porte sud est un beau portail en marbre blanc de Céret. Il est décoré de rinceaux, du blason de la Catalogne, de coquilles Saint-Jacques (hommage aux pèlerins de Compostelle) et de pommes de pins.

 


 

Plaque 7 : L’art Gothique : l’église et la tribune
L’église se dote à la période gothique de chapelles latérales, destinées à la piété des saints et attribuables à des corporations et à des familles nobles de la commune. La tribune se présente comme une grande plate forme de plus de 100 m2. Le manque d’argent, consécutif à l’énormité du chantier de reconstruction de l’église, conduit son commanditaire, le curé-doyen de Millas, à faire appel au public en ouvrant une souscription. Corporations, familles nobles et bourgeoises acceptent de financer une ou plusieurs poutres du plafond. Le sculpteur put ainsi sculpter près de 58 visages de millassois et quelques symboles, tel Moïse et les Tables de la Loi. Un peintre eut ensuite pour mission de les polychromer et de compléter le programme par les blasons des souscripteurs : agriculteurs, viticulteurs, commerçants et artisans se couplent à leurs blasons professionnels, véritables logos du XVème siècle. Joug et soc de charrue, comporte, ciseau, chaussure dressent l’inventaire économique de la ville, sous les étoiles à huit raies de la communauté religieuse et des bandes sang et or de la Catalogne. Cette œuvre exceptionnelle est le véritable portrait collectif d’une communauté villageoise du XVème siècle, dans son comportement de groupe, comme dans le détail de chacune des têtes, de leurs coiffures et de leurs vêtements.

 


 

Plaque 8 : L’art pré-baroque : le retable dédié à Sainte Eulalie
Depuis un soubassement maçonné, s’élève une colossale construction de menuiserie. Construite en triptyque, l’œuvre se développe en deux travées superposées, dominées par un pinacle et couron­nées par trois dais. La caractéristique architecturale du retable est la volonté de rythme, exprimée par la répartition systématique des mêmes motifs. Avec rigueur, le parallélisme des ornements se déploie sur la totalité de l’immense façade : les draperies répondent aux drape­ries, les masques aux masques, les colonnes cannelées aux co­lonnes cannelées... Le retable réalisé par le sculpteur Lazare Tremullas, est dédié à Sainte Eulalie représentée au centre de la structure, elle est entourée de Saint Jean Baptiste et de Saint Jean l’Evangéliste. Au deuxième niveau, la Vierge du Rosaire est entourée de Saint Pierre et de Saint Paul.

 


 

Plaque 9 : Le musée d’Arts anciens
Un demi-millénaire d’art et d’histoire est offert à la curiosité du visiteur par la collection publique du musée d’arts anciens de Millas. Logé sur la tribune de l’église Sainte-Eulalie, il permet de voir, dans les meilleures conditions possibles : 5 tableaux du XVème siècle, 14 tableaux du XVIIème siècle, des pièces d’or­fèv­re­rie des XVème au XVIIIème siècles et un chef-d’œuvre de l’é­cole sévillane du XVIIème siècle.

 


 

Plaque 10 : La portalade
La portalada est une déformation de cortalada (en catalan : grande porte pour grenier collectif). Cette porte fortifiée de style gothique défendait un quartier, clos de remparts, servant à conserver toutes les récoltes de tous les exploitants agricoles de Millas.

 


  

Plaque 11 : Barbacane-chicane
La rue Jean Jaurès conserve précisément le tracé d’une barbacane qui défendait l’entrée de la ville (première enceinte). Cette entrée se retrouve au milieu de la rue, sous l’aspect d’une tour porche. De la tour jusqu’à la rue de la République, une chicane en tuyau de poêle précédait les remparts et se terminait sur un second portail.

 


 

Plaque 12 : Rempart-ruisseau
Le long de la rue du Moulin, des maisons (n° 1-4) correspondent au rempart qui traversait la place de l’Union. En bordure, se trouvait une grosse tour qui enjambait le ruisseau d’irrigation. A cet endroit, une grille (reixa - grande grille : reixach) donnait son nom au parcours du ruisseau dans le village. Sous l’asphalte, un bief de déviation des eaux existe toujours. C’est la clau, la clé qui ouvrait ou fermait les vannes. Au n° 7 de la rue Danton (rue du Ruisseau / carrer del Rech), cinq maisons du XVIIIème siècle correspondent au tracé du ruisseau.

 


 

Plaque 13 : La seconde enceinte
La muraille est la seconde enceinte de la ville. Edifiée au XVème  siècle, elle englobe les quartiers construits depuis le XIIIème siècle. La rue enjambée de porches, est le chemin de ronde. En hauteur du rempart, construit en galets de rivière, on aperçoit l’emplacement du chemin de guet.

 


 

Plaque 14 : Le portail de Villefranche
Le portail de Villefranche est une des entrées de la ville au XVème siècle. En 1466, les consuls de Millas remettent les clefs de leur ville à la Vicomtesse de Roda, dame de Millas. Le nom de Villefranche est synonyme de Ville Libre. Plus encore que la direction du village de ce nom, ce portail est le symbole des libertés millassoises.

 


 

Plaque 15 : La rue de la République
La rue de la République, alias Carrer Major (Grande-Rue) était l’axe principal de la ville. Elle correspondait à la traversée de la route de Perpignan-Cerdagne. Elle conserve un nombre important de maisons du XVIIème siècle. Le numéro 2 est un moulin. Au numéro 4, un blason au-dessus d’une porte murée. Au numéro 44, le blason de la famille Bach, datée de 1777, casa del notari. Au numéro 19, daté de 1792, la casa del moliner (maison du meunier). Au numéro 17, un blason et des ferronneries de balcons avec un monogramme sur la casa del jutge (du juge).

 


 

Plaque 16 : Le château des Rois de Majorque
Dès le XIIème siècle, une tour est attestée à cet emplacement. Lorsque Millas entre, au milieu du XIIIème siècle, dans le domaine royal, l’Infant Jaume de Majorque fait aménager une résidence rurale. En façade, on peut voir les emplacements d’archères, de fenêtres romanes, d’un portail trilobé et d’un fragment de voûte. Elle faisait partie d’une tour détruite en 1870.

 


 

Plaque 17 : La mairie de Millas
Mairie depuis 1934, cette belle demeure est une maison bourgeoise catalane du XVIIIème : le rez-de-chaussée servait à cette époque à loger les animaux, le premier étage étant réservé à l’habitation des propriétaires, le second étage destiné à l’habitation des domestiques et enfin les combles servant de greniers.
Construite au XVIIIème siècle, elle grade son décor de ferronnerie (balcon du patio et rampe d’escalier) et au sol, un tapis de galets. La place de la Mairie correspond à son jardin.

 


 

Plaque 18 : Le site de Força Réal
Situé à 507 mètres d’altitude, le site de Força Réal est un lieu exceptionnel qui offre un panorama à 360° sur la plaine du Roussillon. Connu dés l’antiquité pour être un amer marin, il permet de découvrir un paysage immense et variés qui plonge les promeneurs dans l’admiration. Le nom de Força Réal indique qu’il date d’un gouvernement royal, en effet au 13ème l’édification d’un château sur le point le plus escarpé de la montagne s’explique naturellement sous la domination aragonaise et majorquine. Le traité des Pyrénées en 1659 qui rattache le Roussillon à la France porte le coup de grâce à notre château. C’est avec ses ruines que la baronne de Montclar fera construire au 17ème siècle, la chapelle de Notre Dame de Força Réal. La Pietat en bois de teck, que l’on découvre actuellement dans la chapelle fut installée dans la première moitié du 20ème siècle. D’une beauté austère, elle reflète admirablement la douleur de la mère pleurant son fils.

 

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